Septième leçon du professeur Lordon.

2 03 2010

Dans la leçon précédente,nous avons vu que le système capitaliste est toxique à cause de la contrainte actionnariale et pour cela la solution s’appelle le SLAM. Il est aussi toxique à cause de la concurrence.

Il faut savoir que la libre concurrence est le grand dada du système ultra-libéral !!! C’est le cheval de bataille de l’OMC et aussi de l’Union Européenne. Ces organismes prônent la libre concurrence commerciale et veulent empêcher toute forme de protectionnisme. Quelqu’un qui aujourd’hui se dit protectionniste est à peine mieux considéré qu’un pédophile….

Or la libre concurrence libre et non faussée ne s’applique qu’au commerce. Elle veut empêcher les distorsions dans les marchés et seulement dans les marchés commerciaux. Car à côté de cela les autorités laissent libre cours à des distorsions de natures diverses et variées. Quand Lordon dit « distorsions »,il entend par là des protections. Ces protections existent dans de nombreux domaines comme le domaine monétaire ou encore pour ce qui est des structures socio productives,par exemple. Je m’explique car c’est un peu abstrait dit comme cela.

-une distorsion monétaire : quand la Livre est dévaluée de 30% par rapport à l’euro en quelques jours,cela est une distorsion et donc une protection de la Grande-Bretagne par rapport au reste de l’Europe.

-une distorsion socio-structurelle productive,c’est quand le salarié chinois est payé 150 euros par mois. C’est une protection du système économique chinois par rapport à nous,par exemple.

-C’est quand le salarié de Dacia est payé 300 à 400 euros par mois alors qu’il est au cœur même de l’Europe.

-C’est lorsque la Pologne refuse de prendre en charge les coûts environnementaux.

En fait,une distorsion est de fait une protection…pour celui qui se trouve du bon côté…et une entrave pour celui qui est de l’autre côté.

Bon,maintenant accroche-toi ma lectrice car je vais te pondre une phrase un peu alambiquée. La conclusion paradoxale de tout ceci est que la concurrence libre et non distordue,au sens où l’entendent les traités européens,c’est ça le protectionnisme. Car dans un monde fait de différences,et là tout le monde peut en convenir,il y a obligatoirement des distorsions et donc des protections. Les économies sont différentes. Elles sont structurellement différentes. Elles sont construites autour de formes de vie politique et sociale différentes. Leurs coûts sociaux sont différents. Et chaque fois qu’il y a différence,il y a distorsion et comme vu précédemment,la distorsion est,de fait, de la protection.

Donc Frédéric Lordon dit que le débat sur le protectionnisme est une vaste connerie. Ce n’est pas la peine de vouloir éradiquer le protectionnisme puisqu’il existe de fait. Il faudrait simplement assumer ce protectionnisme,le reconnaître. Il faut assumer le fait que nous vivons dans un monde de différences. Alors la seule chose intelligente qui reste à faire est de négocier des contre distorsions et des compensations. Mais tout ceci va bien entendu à l’encontre de ce que proposent l’OMC et l’U.E. qui continuent à mettrent en œuvre le plus possible de dérégulations.

Donc tu vois,il serait possible de jouer contre la concurrence sauvage….en étant tout simplement intelligents. Mais la volonté politique pour aller dans ce sens est pour l’instant totalement inexistante.

Pour conclure toutes ces leçons du Professeur Lordon,il me semble que la situation n’est pas près de changer. De changer dans un sens positif. Que nous sommes dans un beau merdier et que tout peut exploser à nouveau de manière brutale.

On va encore me dire que je suis pessimiste…..mais,non,pourquoi pas réaliste ? Tout simplement réaliste……

Voilà.

8-)





Sixième leçon du professeur Lordon.

16 02 2010

Tu vois ma lectrice,pour l’instant,j’ai parlé de données macro économiques,structurelles,de grandes théories. La question qu’on peut se poser légitimement maintenant porte sur les conséquences de ce capitalisme sauvage sur les êtres humains que nous sommes,toi et moi.

Comme Frédéric Lordon le dit nous sommes dans un système de basse pression salariale avec deux grandes contraintes :

-la première est une contrainte actionariale.

-la seconde une contrainte concurrentielle.

Voyons pourquoi ces deux contraintes sont toxiques ?

Sous l’injonction actionnariale de dégager sans fin de la rentabilité financière,la concurrence a pour effet de placer tous les agents en position de défendre des intérêts vitaux. Et cela du haut en bas de la grande pyramide hiérarchique que constitue une entreprise. Le plus soumis à cette pression est d’ailleurs le directeur général de l’entreprise qui a des comptes directs à rendre aux actionnaires. Cette contrainte est réelle et il ne peut l’éviter. Et nous devons nous rendre à l’évidence qu’elle existe bel et bien. Cela va conditionner,avec la concurrence des autres entreprises,la mise en tension par le directeur général de toute son entreprise en vue d’obtenir l’objectif demandé par les actionnaires. Et cela va descendre en cascade à tous les niveaux, même les plus infimes,de l’entreprise. Cela va même bien plus loin,car non seulement l’entreprise est touchée par ce dogme actionnarial….mais aussi tous les sous traitants qui travaillent pour cette entreprise et qui sont intégrés,à l’insu de leur plein gré,à cette compétition.

La devise de ce système pourrait être : « Tu performes…ou tu sautes !!! »

Cette structure (actionnariat/concurrence) procède du mécanisme central de l’implication maximale des individus par mise en danger de leurs intérêts vitaux. C’est ce que certains appellent aussi « le magnifique aiguillon de la concurrence. » !!! Bande de cons (ça c’est moi qui le dit !!). La vérité c’est que cela est en fait un poison violent !!! En effet cela fait faire n’importe quoi aux gens et surtout cela le leur fait faire avec la plus extrême des violences. Lorsque les individus sont dos au mur,ils font tout ce qui est en leur pouvoir pour en sortir. C’est une terrible violence qui déshumanise les gens. Cette violence,ils la vivent le plus souvent dans l’ambivalence la plus totale car ils en sont à la fois les victimes et les bourreaux. Ils la subissent de la part de leurs supérieurs et ils l’agissent vis-à-vis de leurs subordonnés….Il n’y a que ceux qui sont tout en bout de course qui ne subissent cette violence que verticalement. Ces gens ne sont pas que des ouvriers. Ils peuvent être ingénieurs,des chefs de projet par exemple,ils peuvent être visiteurs médicaux…..Cette partie du salariat se prend en pleine figure toute la violence de ce système et parfois pour eux la seule solution est de la retourner contre eux. D’où le mal être,les dépressions,les tentatives de suicide…..ou les suicides !!!

Frédéric Lordon propose une solution par rapport à cela. Cette solution s’appelle le SLAM ou Marge Actionnariale Limite Autorisée.

Le principe est simple. Il faut revenir au taux normaux de rémunération du capital. Soit une rémunération de l’ordre de 6%. Pour cela,il suffit de définir un taux de rentabilité actionnariale maximal au-dessus duquel un prélèvement fiscal écrête et prend tout. Cela n’est pas un impôt,c’est simplement un système dissuasif. Comme cela l’entreprise n’a plus d’intérêt à avoir des surplus de rentabilité.

Rappelle-toi du SLAM,ma lectrice. Si tu instaures ce système,tu casses tout ce que j’ai décris avant. Plus de pression tout en haut,ou du moins une pression normale. Donc plus cette cascade de violence morale subie par les salariés. Et peut-être que tout le monde travaillerait mieux et que l’entreprise serait tout aussi performante….

Le SLAM est une solution simple et logique. une solution de bon sens. Une solution de bon pére de famille. Le seul problème est que personne,dans les partis qui peuvent accéder au pouvoir,ne songe un seul instant à mettre cela dans son programme. La question de la voloté politique est donc toujours là,bien présente. Des solutions existent…mais elles ne seront jamais appliquées par la classe dirigeante qui a trop d’intérêt à voir le système économique actuel perdurer!!

Dans la dernière leçon,nous verrons,si tu le veux bien ma lectrice,ce qui concerne la libre concurrence….qui est le deuxième aspect de ce système vicieux !!!

Voilà.

 

8-)





Cinquième leçon du Professeur Lordon.

4 02 2010

Me voilà déjà à la cinquième leçon d’économie du professeur Lordon. J’espère que tu me suis toujours ma lectrice. La question qui se pose maintenant est que faire ?

Comme nous l’avons vu ensemble précédemment,le problème qui existe aujourd’hui vient de l’enclave de profitabilité aberrante dont la finance a  joui pendant plus de deux décennies. C’est quasiment devenu un privilège nobiliaire au sens propre du terme. C’est donc un privilège qu’il faut arrêter. Et il est urgent de l’arrêter pour deux raisons :

-la première c’est qu’il est totalement injustifiable qu’une activité aussi socialement nuisible jouisse d’une sur profitabilité aussi importante. Avec bien évidemment l’appui des nombreux politiques.

-la seconde c’est que ces niveaux anormaux de profit ont pour corrélat des risques de même intensité.

Cela veut dire qu’il a création de bulles spéculatives dès que se met en route l’engrenage surprofit/sur risque. Et cela est extrêmement dangereux pour l’ensemble du système économique.

L’objectif que devrait donc poursuivre une réforme du capitalisme est d’empêcher la possibilité même de création de telles bulles spéculatives. Il faut empêcher leur naissance. En effet dès qu’une bulle commence à se mettre en place elle explosera nécessairement un jour. Et l’explosion de ces bulles entraîne un risque systémique,c’est-à-dire un risque d’effondrement de tout le système. On repart alors dans le même type de crise que celle de 2008 avec un intervention obligatoire des pouvoirs publics pour sauver le système économique. A ce propos Frédéric Lordon estime que les gouvernements ont eu raison de sauver le système financier en 2008. C’est un des enseignements de la crise de 1929 qui a été bien retenu. Le problème est que le système financier a été sauvé sans aucune contrepartie. La seule contrepartie vraiment valable serait que la création d’une nouvelle bulle devienne impossible. Comment faire ?

Il faudrait médiocriser la finance,c’est-à-dire la ramener à ce qui est moyen. Pour cela,il faut :

-lui faire faire des choses simples. En effet,aujourd’hui les produits financiers sont trop complexes. Tellement complexes que les financiers eux-mêmes ne les comprennent même plus.

-aisément compréhensibles.

-maîtrisables.

-peu risquées et par conséquent peu rémunératrices

-il faut revenir à des taux normaux de rémunération du capital (6 à 7 %)

Bon là ça va se compliquer un peu,mais pas trop quand même,surtout quand on va comparer aux petits poulets….

Frédéric Lordon estime qu’il faut passer du modèle actuel de supervision réactive à un modèle de restriction préemptive. Dit comme cela,ce n’est pas simple. Alors qu’est-ce que c’est que la supervision réactive ?

La supervision réactive peut s’expliquer comme cela :imagine que tu aies des petits poulets. Tu les laisses s’ébattre en plein air. De temps en temps,tu vas en avoir un qui va vouloir se tailler. Tu vas alors essayer de la rattraper. Le problème c’est que les petits poulets,ils ont tous tendance à vouloir se barrer en même temps. Ils vont alors tous aller se jeter dans le précipice et tu ne les reverra jamais !!!

La restriction préemptive c’est quoi ? Et bien tes poulets,tu sais qu’ils n’ont qu’une idée en tête :se tailler. Alors tu vas les enfermer à double tour pour les empêcher de sortir. C’est simple,non ????

Concrètement,cela veut dire quoi,mis à part les poulets ?

La restriction préemptive consisterait à :

-séparer les banques commerciales de la sphère des marchés financiers. Il faudrait une barrière vraiment hermétique.

-fermer un certain nombre de marchés dérivés qui permettent de spéculer sur n’importe quoi.

-interdire le trading pour fonds propres (les banques « jouent » avec les fonds de leurs clients en spéculant de manière hyper risquée,sans que le client soit forcément au courant d’ailleurs…)

-soumettre à validation des autorités les innovations financières des banques,ce qui reviendrait purement et simplement à les interdire le plus souvent.

Tu vois ma lectrice que des solutions peuvent exister. Elles me paraissent très intéressantes en plus. Elles vont beaucoup plus loin que la simple suppression des bonus pour les traders qui est,pou moi,de la poudre aux yeux. Ces mesures constitueraient une vrai régulation des marchés financiers…..mais qui,aujourd’hui est prêt,à prendre de telles décisions ?

Malheureusement,personne….

Voilà.

 

8-)





Quatrième leçon du professeur Lordon.

28 01 2010

Avoir des idées c’est bien. Frédéric Lordon n’en manque pas. Il propose des solutions que nous aborderons ultérieurement. Cela sera l’objet d’ autres leçons. Mais,et c’est un peu ce que nous avons vu dans la leçon précédente,faire changer un ordre établi n’est pas facile. Et cela est d’autant moins facile quand toutes les classes dirigeantes (économiques,politiques, sociales) ont un intérêt commun pour éviter le moindre changement. Il faut se rappeler les chiffres 7%,15% et 40% et on comprend tout.

Comment mettre en œuvre des réformes qui iraient dans le sens d’une régulation de ce système fou. Et bien,Frédéric Lordon dit que cela est impossible. Et oui impossible spontanément,en tout cas,parce qu’un ordre de domination ne se rend pas tout seul. Il ne se rend que sous la contrainte et la force brutale. Et là,il n’y a pas d’événements en vue qui pourraient laisser à penser que cet ordre puisse être remis en cause.

En fait,on assiste depuis trois décennies à un combat frontal entre la société (nous,quoi) et une minorité parasite (j’adore cette image) qui profite de la crise. Pourquoi le combat est-il inégal ? Car tous les mécanismes politiques et institutionnels travaillent à la protection et à la perpétuation de cette minorité parasite. Tous les mécanismes de la démocratie vont dans ce sens. En fait nous vivons dans une démocratie participative qu’il vaudrait mieux appeler oligarchie et qui nous donne un semblant de pourvoir à travers un bulletin de vote.

Rappel linguistique : Une oligarchie - du grec oligos (peu nombreux) et arkhê (commandement) – est une forme de gouvernement par une classe dominante peu nombreuse qui s’est cooptée elle-même selon des critères mal définis.

Cela fait écho à l’article sur Matthieu Pigasse et toutes les interpénétrations entre les sphères politiques,économiques,médiatiques,maçonniques. Enfin,moi,je trouve ma lectrice. Mais cela est un rajout très personnel.

De tout cela il ressort que la transition qui pourrait transformer les structures même du capitalisme est hautement improbable. Pour Frédéric Lordon,il existe deux scénarii ou deux trajectoires possibles.

-la première trajectoire est celle du crapaud.  On met un crapaud dans une casserole d’eau froide qu’on met à chauffer doucement. Le crapaud ne se rend pas compte que la température monte,tellement elle monte doucement. Il va finir par mourir ébouillanté sans s’être débattu le moins du monde. Le crapaud c’est le corps social,c’est-à-dire nous,toi et moi,ma lectrice. Enfin toi je ne sais pas,mais moi c’est sûr. Je me reconnais à 100% comme faisant partie du crapaud. Ce qui fait tenir aujourd’hui la société,c’est quoi ? C’est TF1. C’est le Lexomil. Et c’est la flicaille.

Société,tu m’auras pas !!! TROP TARD,CONNARD !!!!! TU T’ES BIEN FAIT METTRE !!!

(ça c’est de moi,tu m’auras reconnu dans mon style le plus poétique)

-la deuxième trajectoire est celle de la soupape.  La cocotte minute explose tellement il y a de pression à l’intérieur. Et c’est un soulèvement,une révolte violente du corps social. Mais je te rassure toute suite,ma lectrice,on n’en prend pas le chemin. Car il y a encore du pain et des jeux,comme au temps de l’empire Romain. Cette trajectoire est donc très peu probable !!!

Dommage parce que j’ai toujours aimé les films de cape et d’épée où on voyait la révolution. On tranchait la tête de Louis XIV et de Marie-Antoinette et on chantait des chansons du style : Ah ça ira,ça ira,les aristocrates à la lanterne….Ah ça ira,ça ira les aristocrates on les pendra. Cela ma rappelle ma tendre enfance. C’est charmant,non ?

Je fais des textes le plus court possible pour ne pas perdre ma nombreuse lectrice. Là je ne fais pas de conclusion sur cette leçon. Et je pense qu’il m’en reste deux à écrire (en fait 3….car elles sont écrites maintenant). Une sur les solutions qui est vachement intéressante !!! Et une autre sur les conséquences humaines de ces concepts économiques. Et elle sera vachement intéressante !!! J’espère que je ne te fais pas trop chier avec toutes ces notions économiques,ma lectrice. En tout cas moi,j’éprouve un plaisir infini à l’écrire car en même temps que j’écris j’améliore ma rhétorique économique anti-capitaliste…..Et cela peut me servir les jours où je suis bourré et que je commence à refaire le monde!!!

Voilà.

 

8-)





Troisième leçon du Professeur Lordon.

24 01 2010

Dans les premières leçons,nous avons vu que le système capitaliste est tout pourri,vérolé de l’intérieur de manière incroyable et que pourtant personne ne fait rien. On peut se demander pourquoi,non ?? Tu ne t’es pas posée la question,ma lectrice ?

Frédéric Lordon va nous donner quelques pistes….Je tiens tout de suite à préciser qu’à partir de cette leçon j’ai rajouté quelques éléments qui viennent de moi et qui ne sont pas la retranscription exacte de l’interview. Je pense que tu reconnaitras mes intervention grâce à mon style un peu moins classe que celui de Frédéric Lordon.

Dans une économie « normale »,il est communément admis que la rémunération raisonnable du capital est de l’ordre des taux d’intérêt,plus des primes de risque ce qui au mieux devrait être de l’ordre de 7% . Personnellement,je trouve déjà cela pas mal !!!

Il faut savoir que le taux de rendement des capitaux propres des entreprises du CAC 40,donc des entreprises industrielles est de l’ordre de 15% par an !!!!

Et plus extraordinaire,encore,ce même taux,pour les banques d’investissement et dans la finance est de l’ordre de 40%,voire même beaucoup plus dans certains cas !!!

Quand tu vois ces simples chiffres,7,15,40,il apparaît clairement que tout sera fait pour protéger ce « petit paradis financier » et empêcher toute intervention politique qui irait dans un sens contraire aux intérêts de ce joli petit monde bien pourri !!

Là,ça va devenir un peu compliqué,mais même moi je crois avoir compris,alors….. Frédéric Lordon nous dit qu’il y a une économie politique de la financiarisation. Et que cela est dû pour une grande part à l’interpénétration de l’économie et de la politique.

Voici trois exemples édifiants :

-Michel Pébereau. Il est conseiller personnel de NS (pas Notre Seigneur,non,Nicolas Sarkozy,tu commences à la savoir) en ce qui concerne l’économie. Dans le même temps,il est président non exécutif de BNP-Paribas. Quel intérêt Monsieur Pébereau aurait-il à voir imposer des contraintes aux banques ? Et pourquoi un président,conseillé (pour savoir si c’est un participe passé mon père disait toujours,il faut remplacer par le verbe vendre. Ce qui en l’occurence donne…vendu) par un financier,prendrait-il des mesures qui vont à l’encontre de son propre conseiller ???

-François Pérol. Un cas d’école…ça c’était pour faire joli .

Enarque. Il a été directeur de cabinet de NS à Bercy en 2004/2005. Puis il rentre chez Rothschild & Cie (je ne suis pas sûr de l’orthographe…je serais con je te dirais que les noms juifs sont en général vachement durs à écrire). Là,il supervise la création de Natixis. Tu sais Natixis est une filiale de la Caisse d’Epargne et doit être la banque française la plus impliquée dans les subprimes. Elle a failli faire couler la Caisse d’Epargne,tellement elle était vérolée !! Je le sais,je suis à la Caisse d’Epargne. Après cet exploit,il met sur les rails la fusion,Caisse d’Epargne avec Banque Populaire. Ensuite,il repasse à l’Elysée. Il en devient Secrétaire Adjoint et il va piloter le plan de sauvetage des banques pendant la crise de 2008. Un fois son boulot terminé,il va prendre la tête de l’ensemble Caisse d’Epargne,Banque Populaire….qu’il a lui-même créé !! C’est quand même fort,non ????

-Aux USA c’est pareil,sinon pire. Juste un exemple :Robert Rubin .

Il travaille dans le privé chez Goldman et Sachs (j’ai vérifié l’orthographe pour ne pas refaire la même sale blague),une petite banque sympa. Ensuite,il va aller travailler avec Bill Clinton qui entre deux pipes faisait aussi pas mal de conneries !!! Et là, il va déréguler,comme un gros malade dans tous les sens,le plus possible. Le moins de règles possibles pour les marchés commerciaux et financiers. Un fois son travail bien fait et Clinton les couilles bien vides,il repart toucher des pépètes dans le privé !!!

Alors une question peut se poser :la gauche peut-elle changer le monde de la finance ?? La réponse est non. Il n’y a quasiment aucun espoir avec les gauches capables de prendre le pouvoir lors d’élection démocratiques. En effet, les gauches de gouvernement, partout dans le monde ont,et cela depuis des années,fourni les gouvernements qui ont le plus libéralisé,dérégulé,poussé à la financiarisation !!! Alors il y a peu d’espoir. Toutes les alternatives politiques,en France et ailleurs sont en réalité pour que ce système perdure.

Que retenir de cette troisième leçon ?

En gros,qu’il y a peu de chances pour que,quoi que ce soit ne soit fait pour imposer des changements au système financier.

Et donc encore une fois,et tu m’en vois désolé,ma lectrice,il apparaît que nous sommes très mal barrés !! A tous les sens du terme…..(si certains ont compris,faites-moi signe…)

Voilà.

 

8-)








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