Dieu voyage toujours incognito.

7 11 2010

 

Dieu voyage toujours incognito.

 

“Mieux communiquer.”

 

-L’empathie. (c’est moi qui mets ce titre,je ne sais pas s’il est adapté….)

 

« -Bon alors qu’est-ce que vous vouliez me transmettre sur le plan relationnel ?

-Je vais te confier un secret. Un secret pour te permettre d’entrer en relation avec n’importe qui,même d’une culture différente de la tienne. Entrer en relation et donner tout de suite à cette personne l’envie d’échanger avec toi,d’écouter ta parole,de respecter ton point de vue,même s’il est différent du sien,et de te parler avec sincérité. »

 Voilà le secret que le mentor donne au héros. Il écrit sur une feuille ces quelques mots :

 « Embrasse l’univers de ton prochain et il s’ouvrira à toi. »

Et voilà le mode d’emploi :

«- Si l’on restait à un niveau purement mental,je formulerais ce secret différemment. Je te dirais quelque chose du genre : cherche à comprendre l’autre avant de chercher à être compris. Mais ça va bien au-delà. On ne peut résumer la communication entre deux êtres à un simple échange intellectuel. Elle se passe aussi à d’autres niveaux,simultanément…..

-D’autres niveaux ?

-oui,notamment sur le plan émotionnel :les émotions que tu ressens en présence de l’autre sont perçues,souvent inconsciemment,par ton interlocuteur. Si tu ne l’aimes pas,par exemple,même si tu parviens à le cacher parfaitement,il le ressentira d’une manière ou d’une autre.

-C’est probable…

- L’intention que l’on a est aussi quelque chose que l’autre ressent.

- Vous voulez dire ce que l’on a en tête pendant la conversation ?

- Oui,et pas forcément conscient d’ailleurs….Un exemple :les réunions de bureau. La plupart du temps,dabs ces réunions,quand un individu pose une question,il n’a pas véritablement l’intention d’obtenir une réponse.

-Comment ça ?

- Son intention peut être juste de montrer qu’il pose des questions intelligentes….Ou encore de mettre mal à l’aise son interlocuteur devant le reste de l’assistance,ou de prouver qu’il s’intéresse au sujet,ou encore de prendre le leadership sur le groupe…

- Oui ça me rappelle quelques souvenirs en effet !

- Et assez souvent,c’est bien l’intention qui est perçu par l’interlocuteur,plus que la question elle-même. Quand quelqu’un cherche à nous coincer,on le sent bien,n’est-ce pas,même s’il n’y a rien dans ses paroles qu’on puisse objectivement lui reprocher. »

«- Bon,alors concrètement,qu’est-ce que je fais de votre belle formule magique ?

- Embrasser l’univers de l’autre,c’est d’abord faire mûrir en toi l’envie d’entrer dans son monde. C’est s’intéresser à lui au point de vouloir expérimenter ce que c’est que d’être dans sa peau :prendre plaisir à essayer de penser comme lui,de se mouvoir comme lui….quand tu parviendras à,tu seras en mesure de ressentir assez justement ce que l’autre ressent et de vraiment comprendre cette personne. Chacun de vous se sentira en phase avec l’autre,sur la même longueur d’onde. Tu peux,bien sûr,regagner ensuite ta position. Vous conserverez  une qualité de communication profitable à tous les deux. Et tu verras que l’autre cherchera alors aussi à te comprendre. Il se mettra à s’intéresser à ton univers,mû notamment par le désir de faire perdurer une telle qualité de relation. »

-La synchronie.

 

« C’est un phénomène naturel qui a été mis en évidence par des chercheurs américains. En fait,je crois qu’à l’origine ils ont commencé par montrer que lorsque deux personnes communiquent bien,que le courant passe bien,elles se synchronisent l’une sur l’autre inconsciemment et,au bout du compte,elles se retrouvent à adopter des postures similaires . D’ailleurs ,tout le mon peut l’observer. Par exemple….quand on voit deux amoureux au restaurant par exemple,il n’est pas rare qu’ils se tiennent exactement de la même façon,que ce soit les coudes sur la table,la tête posée sur la paume de ma main,le buste en avant ou en arrière,les mains sur les genoux ou en train de tripoter les porte-couteaux… »

« Et les chercheurs ont ensuite montré qu’on pouvait recréer le phénomène en l’inversant :si l’on se synchronise volontairement sur l’attitude d’une personne,cela va contribuer à ce que chacun se sente bien avec l’autre,rapidement. Donc cela facilite grandement la qualité de la communication. Mais pour que cela marche,il ne suffit pas de le mettre en œuvre  comme une technique qu’on applique :il est nécessaire d’avoir sincèrement envie d’épouser le monde de l’autre. »

 « -Tu le fais déjà naturellement…..

-Pas du tout !

-Si je t’assure. Comment t’y prends-tu quand tu veux entrer en relation avec un petit enfant de deux ou trois ans ? 

-Cela ne m’arrive pas tous les jours….

-Souviens-toi la dernière fois.

-Eh bien j’ai parlé au fils de ma concierge,il y a peut-être 15 jours. Je lui ai demandé de me raconter ce qu’il avait fait dans la journée,à la crèche….

Au fur et à mesure que je lui répondais,je prenais conscience de cette vérité d’autant plus étonnante qu’elle était encore fraîche dans ma mémoire :pour parler au petit Marco,je m’étais accroupi,me mettant à sa hauteur,j’avais naturellement pris une petite voix et choisi des mots les plus simples possibles,les plus proches de son vocabulaire. Naturellement. Je n’avais fait aucun effort pour cela. J’avais juste eu l’envie sincère de l’amener à me raconter à quoi ressemblait une crèche française.

-Et tu sais le plus incroyable ?

-Allez-y.

-Quand on réussit à créer et à maintenir un certain laps de temps cette qualité de communication,c’est un moment tellement précieux que chacun fait inconsciemment tout pour la conserver. Par exemple,pour s’en tenir à l’aspect gestuel,si quelqu’un change légèrement de posture,l’autre suit,sans s’en rendre compte.

-Vous voulez dire que si j’adopte la posture d’une personne pendant assez longtemps et que je change ensuite la façon dont je me tiens,elle va suivre mon mouvement et changer comme moi ?

-Oui.

-C’est complètement dingue !

-Mais garde à l’esprit que l’essentiel est d’être sincère dans son intention d’entrer en relation avec l’autre. »

Moi je dirais même plus,c’est complètement dingue !! Je trouve ça tellement gros que j’ai du mal à y croire à ce truc. Je ne sais pas si cela peut être applicable et si ça marche. Pour ce qui est du premier point,par contre,j’en suis convaincu. Je l’ai déjà constaté à maintes reprises dans mon métier. Tu sais il ne faut pas croire que nous visiteurs médicaux nous gavons nos médecins à coup d’argumentaires marketing. Ça c’est ce qu’on voudrait qu’on fasse. Mais,nous dans la vraie vie nous ne pouvons pas le faire. Moi,en tout cas,je ne me peux pas. Alors on parle d’autres choses avec les médecins. Moi,j’ai de nombreux défauts,des défauts qui sont tous rédhibitoires pour faire de la visite médicale. Des défauts qui devraient faire de moi un mauvais visiteur. En fait j’ai toutes les qualités qui font que je ne peux pas être visiteur médical. Et pourtant,je le suis. Et pourtant ce qui est dingue,c’est que sans être un king de la vente,je me démerde pas si mal que ça,et je me situe plutôt dans la première moitié en terme de résultats. Et tu sais ce qui me sauve? C’est que j’ai une grosse qualité qui est que je m’intéresse vraiment à ce que me disent les médecins. Et tu sais pourquoi ma lectrice ? Ce n’est pas parce que je suis un dieu de l’empathie,non,c’est seulement par pur intérêt personnel. Oui,car ces discussions sont ce qui sauve mes mornes journées . Alors dès que j’ai une occasion d’avoir une discussion autre que celles sur les produits,je saute littéralement dessus. J’ouvre toutes grandes mes oreilles et j’entre dans une phase d’écoute active. Et là bien souvent,le médecin qui au début m’avait dit,qu’aujourd’hui,il n’avait pas le temps et qu’il fallait faire vite,se met à me parler et parfois pendant de longues minutes. Et bien souvent c’est moi qui suis obligé de dire au médecin qu’il va falloir arrêter…car il est pressé. Il m’est arrivé de passer parfois une demi-heure chez un mec pressé. C’est beau ça,non ? Mais bon il ne fait  pas vraiment fait son métier,le DEXTER5,te dis-tu. D’un côté tu as raison de te dire ça car effectivement,je n’ai pas fait mon métier au sens strict et politiquement correct du terme. Mais je pense qu’en faisant cela,j’ai par contre excessivement bien rempli l’objectif final de ma boîte qui est de vendre des …boîtes. Et oui!! En effet,quand je fais cela,les médecins m’aiment bien car ils passent de bons moments avec moi et ils me le rendent…en prescrivant. La boucle est bouclée. Tout cela fait que je suis presque bon parfois.

Ce que je devrais faire,c’est,au cours ces moments,me concentrer sur la gestuelle et celle de mon interlocuteur,pour voir s’il y a effectivement une synchronie qui existe. Car s’il n’y en a pas lors des ces discussions,je peux te certifier que cela n’existe tout simplement pas.





Dieu voyage toujours incognito.

16 10 2010

 

Quelques citations pour ma lectrice…

 

« Ma conviction,reprit-il,est que tout changement doit venir de l’intérieur de soi,pas de l’extérieur. Ce n’est ni une organisation,ni un gouvernement,ni un nouveau patron,ni un syndicat,ni un nouveau conjoint qui changeront ta vie. D’ailleurs regarde en politique :chaque fois que les gens ont misé sur quelqu’un pour que leur vie change,est-ce que ça a marché ? Pense à Mitterrand en 1981,à Chirac en 1995,à Obama en 2008….(moi je rajouterais bien aussi Sarkozy…mais je ne suis pas Laurent Gounelle). A chaque fois ils on été déçus. Après coup,ils ont cru qu’ils s’étaient trompés d’homme,qu’ils avaient fait le mauvais choix. En fait le problème n’est pas là. La réalité,c’est que personne ne changera ta vie,si ce n’est toi. C’est pour ça qu’il faut se prendre en main. »

« Pour rester en vie,il suffit de rester dans la vie,c’est-à-dire d’être dans le mouvement,d’évoluer. Je connais une femme qui s’est mise au piano à 81 ans. C’est fabuleux ! Tout le monde sait qu’il faut des années d’apprentissage avant de savoir vraiment en jouer. Ça veut dire qu’à 81 ans,elle considère que ça vaut le coup d’investir quelques années à apprendre un instrument de musique pour ensuite savoir en jouer ! Je parierais gros sur ses capacités de vivre encore longtemps. Si tu veux rester jeune toute ta vie,continue d’évoluer, d’apprendre, de découvrir, et ne t’enferme pas dans des habitudes qui sclérosent l’esprit,ni dans le confort engourdissant de ce que tu sais déjà faire. »

Pourquoi est-ce que je mets ceci en exergue pour toi,ma lectrice ?  Très simplement parce que je trouve que cela a un rapport avec plusieurs discussions que nous avons eues dans le passé. Notamment sur le fait qu’un changement de la société passe par un changement individuel,d’abord et avant tout. Ai-je bien tout compris ? Je dois dire que,si je suis d’accord sur le constat,c’est-à-dire sur l’échec des forces collectives qui sont en œuvre dans la politique,dans le syndicalisme…pour provoquer des changements,d’où mon désintérêt grandissant pour ces domaines,je ne suis toujours pas convaincu qu’on puisse obtenir plus de résultats concrets par des changements individuels. P’ting,j’ai fait une de ces phrases alambiquée,moi !!! J’en fais de moins en moins,je ne sais pas si tu as remarqué. Je raccourcis mes phrases. Je mets des points là où,auparavant,j’aurais mis un virgule. Je ne sais pas,mais j’ai l’impression que c’est un style plus adapté à la lecture sur un écran. Je sais ce que je viens d’écrire n’intéresse personne,mais bon,j’aime bien me poser ce genre de petites questions.

Le second point que j’ai noté est,me semble-t-il,en rapport avec la créativité. La créativité c’est le mouvement,la créativité c’est le jeu,la créativité c’est tout le contraire du train-train. Donc la créativité c’est un peu la vie. Et je suis content de m’accrocher à la guitare…..et aussi à ce blogue.

L’autre jour,j’ai eu un commentaire sur mon autre blogue,celui de musique,sur un texte carrément débile que j’avais pondu. Je m’étais bien marré en le faisant,d’ailleurs,et cela en dépit de son côté zizi,foufoune,cul et compagnie. Ou peut-être à cause de cela ,qui sait… J’avais bloqué les commentaires pour ce post,mais le commentaire en question a été posté sur l’article précédent en précisant qu’il concernait le suivant. As-tu tout suivi ?

Voilà ce commentaire :

« Je n’ai pas trouvé où mettre un commentaire sur l’article Lady Gaga,alors j’écris ici. Comme je l’ai lu jusqu’au bout,je peux répondre à la question sur l’alcool,oui je picole,du bon vin,de la bonne bière et j’aime ça mais pas en solo,à 2 c’est pas mal ou pour faire la fête,pour le reste….mais t’as pas posé la question,et puis c’est personnel. (note de l’auteur de l’article :j’évoquais la masturbation) Tiens je connais aussi un Jean-Philippe,je l’aime bien. (je précise que je connais pas de Jean-Philippe,je parlais du film avec Patrice Luchini,mais bon je n’étais pas très clair sur ce coup là,je ne pensais pas avoir de commentaire,aussi…) Il est libre et il a raison.

J’espère que tu publieras la suite des 4 chapitres de ton bouquin. »

C’est un commentaire laissé par quelqu’un dont je ne connais pas le pseudo,ni l’adresse mail. Je soupçonne vaguement Mon Remarquable Ami,mais je n’en suis pas certain. En tout cas,la lecture de la dernière phrase m’a fait tombé sur le cul !!! Si je m’étais attendu à ça un jour. Mais qui se soucie de moi,comme dirait Dutronc ? Cette petite phrase m’a donné envie de m’y remettre,il serait temps. Je n’ai toujours pas repris le taureau par les cornes,mais j’y cogite. Et y cogiter est l’amorce du passage à l’action. En tout cas,merci pour ce commentaire,inattendu,au détour d’un texte des plus chaotiques. Il  a rallumé un petite flamme. Oh,pas le feu comme dirait Jean-Philippe,mais une petite lueur qui grandira peut-être. Alors vraiment,mais vraiment merci.

Cela faisait longtemps que je n’avais pas pris des chemins de traverse pareils et du coup je ne sais plus trop ce que je voulais dire au départ. Malgré tout j’ai l’impression d’avoir écrit l’essentiel. Et c’est bien ça le plus important. Le reste n’est que merde en barre.

PS :ayant écrit cela il y a au moins un mois,je peux dire que tout est encore vrai. Et que je n’ai pas repris l’écriture de mon….  « roman »……

Voilà.

 

8-)





Dieu voyage toujours incognito.

14 10 2010

 

Tu n’es pas libre.

« -Tu as dû te forcer pour exprimer des opinions contraires aux siennes (à un chauffeur de taxi). Les gens comme lui sont pourtant des inconnus que tu ne reverras jamais. Ta vie,ton avenir ne dépendent pas d’eux d’accord ? Et pourtant,tu éprouves le besoin de plus ou moins te conformer à…ce qui fera qu’ils t’apprécient. Tu crains de décevoir et d’être rejeté. C’est pour ça que tu ne t’autorises pas exprimer vraiment ce que tu ressens,ni à te comporter selon tes souhaits. Tu fais des efforts pour t’adapter aux attentes des autres. Et c’est de ta propre initiative. Personne ne te le demande. 

-Mais cela me semble tout à fait normal ! D’ailleurs,si chacun faisait des efforts pour les autres,c’est la vie de tout le monde qui serait améliorée.

-Oui,sauf que,dans ton cas,ce n’est pas un choix. Tu ne dis pas sur un ton détaché : tiens,aujourd’hui je vais faire ce que l’on attend de moi. Non c’est inconsciemment que tu t’obliges à le faire. Tu crois que sinon,on ne t’aimera pas,on ne voudras plus de toi. Alors,sans même t’en rendre compte,tu t’imposes des contraintes. Ta vie devient très contraignante et,du coup,tu ne te sens pas libre. Et…tu en veux aux autres. »

« Et quand on s’oblige à ne pas décevoir les autre,pour répondre d’une certaine manière à leurs attentes envers nous,ou encore pour respecter leurs usages,et bien,figure-toi que cela pousse certaines personnes à devenir très exigeantes avec nous,comme si elles sentaient que c’est notre devoir de nous soumettre à leur désir. Cela leur semble en effet tout à fait normal. Si tu culpabilises à l’idée de quitter le bureau de bonne heure,alors ton patron te feras encore plus culpabiliser. Et il n’a pas besoin d’être un pervers pour cela. C’est sans doute inconscient:il sent que ce n’est pas acceptable pour toi de partir tôt,donc il trouve que cela ne l’est pas. C’est toi qui induis sa réaction,tu comprends ? »

« La liberté est en nous. Elle doit venir de nous. Ne t’attends pas à ce qu’elle vienne de l’extérieur. »

 Alors quelles sont les épreuves à faire pour se sentir plus libre?

 « Puisque tu crois,à tord,que les gens ne t’aimeront pas si tu ne comportes selon leurs critères,puisque tu éprouves le besoin de correspondre à l’image qu’ils attendent de toi,tu vas jouer à te déphaser…. »

 « Prends un taxi et,pendant le trajet,tu dois prendre le contre-pied de TOUT ce que te diras le chauffeur. TOUT. »

 « tu vas t’entraîner à opter pour l’opposé de ce que tu sens devoir faire absolument. Par exemple,tu vas commencer par emporter tous les jours au bureau ce magazine (Closer) qui a l’air de tant t’intéresser. »

Le héros de pose quand même une question :

« J’ai un peu l’impression que tout ce que vous me conseillez depuis le début consiste à faire ce que je n’aime pas faire. C’est comme ça qu’on évolue dans la vie ? »

Pas con comme question. Moi je me pose la même :est-on vraiment obligé de faire des choses désagréables pour être mieux ?

Voici la réponse du mentor : 

« Quand dans la vie,on s’arrange pour se tenir éloigné de tout ce qui nous fait peur,on s’empêche de découvrir que la plupart de nos peurs sont des créations de notre esprit. La seule façon de savoir si ce que l’on croit est erroné ou pas,c’est d’aller le vérifier sur le terrain. C’est donc parfois utile de se prendre par la main,quitte à se faire un peu violence,pour expérimenter ce qui nous angoisse afin de se donner une chance de réaliser qu’on s’est peut-être trompé. »

Pas con,non plus.

Voilà.

 

8-)





Dieu voyage toujours incognito.(La victime)

8 09 2010

C’est le titre d’un livre que j’ai lu juste avant les vacances. Il est l’œuvre d’un auteur qui s’appelle Laurent Gounelle. Je reprends texto ce qui est marqué sur la quatrième de couverture du bouquin. Tiens juste un détour,cette expression « quatrième de couverture » elle m’a toujours beaucoup plu. Je ne sais pas pourquoi. En tout cas je trouve cela intrigant la quatrième de couverture,mystérieux. Et ça fait savant,érudit et puis un peu désuet tu ne trouves pas ma lectrice ? 

« Auteur de romans psychologiques,Laurent Gounelle est un spécialiste des sciences humaines formé en France et aux Etats-Unis. Ses livres expriment sa passion pour la philosophie,la psychologie et le développement personnel. »

Alors pour tout te dire c’est mon ostéopathe qui m’a conseillé de le lire et quand j’ai commencé sa lecture,j’ai mieux compris pourquoi. J’ai eu l’impression que le héros c’était…moi. Tout simplement,moi. Avec un peu de recul,je pense que la plupart des personnes lisant ce livre doivent se reconnaître à travers les sentiments du héros. A travers ses pensées,à travers sa façon d’agir. Tout cela me parait assez universel en somme. Ce livre est un roman. Au fil des aventures du héros,l’auteur nous dévoile cependant plein de trucs comportementaux et psychologiques qui sont susceptibles de faire changer les attitudes du héros. Et donc quelque part aussi les miennes,les tiennes,les leurs,enfin celles de tout le monde quoi, puisque le héros est un peu chacun de nous. Ce que je voudrais faire ici,c’est un petit catalogue de ce qui est proposé au fil des pages de ce livre,un petit catalogue de différentes techniques. Le but est somme toute assez personnel. Il est de me faire un petit résumé de tout cela,une synthèse qui puisse m’être utile. En effet,en lisant ce livre je me disais,oui c’est vrai ça,je devrais essayer. Et puis ça aussi. Et encore ça. Et au fur et à mesure,j’oubliais ce que j’avais trouvé bien. Et donc je n’ai jamais mis ces techniques en application. Et c’est con,non ? Le point négatif que j’ai trouvé à ce bouquin,c’est que ce sont justement des techniques et que c’est finalement assez mécanistique tout cela. Est-ce qu’on peut tout simplement vivre et en même temps appliquer des techniques ? Le héros fait d’ailleurs l’objection à son mentor dans le livre. Cela rejoint les interrogations que j’ai sur les techniques de communications que j’ai apprises. En fait dans la vraie vie,au moment où je devrais utilser ces tecniques,c’est mon naturel qui reprend le dessus. Mais peut-être est-ce par un manque de volonté ou par un manque d’entraînement et de pratique régulière de ces techniques? Après un certain temps,elles doivent effectivement faire partie de la vraie vie….et s’intégrer à part entière dans notre personnalité. Et donc devenir « naturelles ». Bon,je suis en train de m’apercevoir que je me suis lancé dans une entreprise plus que délicate. Comment synthétiser 400 pages en restant compréhensible ? Je ne sais pas si je vais y parvenir….

Allez,c’est parti. Je crois que je vais faire plusieurs épisodes et que je vais les classer dans une catégorie appelée “Dieu voyage toujours incognito.” Abordons le premier thème.

- « tu te complais dans un rôle de victime. »

« D’après ce que j’ai mis en évidence hier,tu aimes bien passer pour celui qui fait des efforts pour les autres,et tu espères que tu seras apprécié en retour pour tes sacrifices. Et puis tu aimes aussi un peu te faire plaindre et attirer ainsi la sympathie des gens. Entre nous c’est bidon :toutes les études montrent qu’on se sent tous plus attirés par ceux qui assument leurs choix et vivent ainsi ce qu’ils ont choisi de vivre. »

« Si l’on essaie juste de supprimer ce rôle de victime et que tu ne sais rien faire d’autre à la place,ça ne marchera pas. Tu résisteras au changement. Le mieux est donc que tu découvres que tu peux faire autre chose. Ensuite je suis confiant :ton cerveau choisira vite de lui-même cette nouvelle option si elle t’apporte plus de bénéfices. »

« -Très bien. Alors tu vas y entrer,demander un pain,un gâteau ou n’importe quoi,et quand on te l’auras donné,tu trouveras un prétexte pour le refuser et demander autre chose. Tu inventeras une autre raison de refuser le deuxième,puis le troisième et le quatrième. Puis tu leur diras que finalement,tu ne veux rien et tu ressortiras sans rien acheter.

Je sentis mon estomac se nouer,mon visage devenir brûlant. Je restais sans voix pendant au moins 15 secondes.

-Je ne peux pas faire ça. »

 Paranthèse pout te faire part,ma lectrice,d’une petite constatation personnelle: cet exercice,je ne crois pas être capable de le faire…..C’est grave docteur ?

 Alors quelles sont les impressions du héros après l’exercice?

 « Je ne veux pas devenir un emmerdeur. J’ai en horreur les gens trop exigeants qui font suer tout le monde. Je n’ai pas envie de leur ressembler. »

« Mais il ne s’agit pas que tu deviennes un emmerdeur. Je veux juste que tu saches obtenir ce que tu veux,quitte à déranger un peu. Alors je vais te pousser à en faire un peu plus que nécessaire,pour qu’ensuite tu sois à l’aise en demandant ce qu’il est naturel de demander. »

« Et rappelle-toi que tu peux être exigeant tout en étant sympa. Il n’est pas nécessaire d’être désagréable. »

 « Dans les jours qui viennent tu vas visiter au moins trois boulangeries par jour et obtenir juste deux changements par rapport à ce que l’on te donnera. Ce n’est pas sorcier. »

 Ceci constitue en fait l’épreuve à faire. Et cela de manière régulière pour que ça s’imprime dans le cerveau et que cela devienne naturel.

 Une autre épreuve imposée au héros. Cela se passe chez un joaillier prestigieux.

« Tu vas demander qu’on te présente des montres. Tu dois en essayer un bonne quinzaine,poser plein de questions,et puis repartir sans rien acheter. »

« Amuse-toi. C’est le meilleur conseil que je puisse te donner. Si tu y parviens,c’est gagné. Arrête de tout prendre au sérieux. Prends un peu de recul et vis cette épreuve comme un jeu. C’est bien ce que c’est,n’est-ce pas ? Un jeu. Il n’y a rien à perdre,seulement des choses à expérimenter. »

 Impressions du héros après l’exercice.

« L’attitude des autres à mon égard était conditionnée par mon propre comportement….c’était moi qui induisait leurs réactions. »

Tout ceci,ma lectrice,on pourrait me le dire pratiquement mot pour mot. Quasiment tout s’applique à moi. Et je ne trouve pas ça très marrant de me l’avouer à moi-même car ce n’est finalement pas très glorieux. C’est un gros aveu de faiblesse. Et reconnaître sa faiblesse,ce peut être une façon de se tirer une balle dans le pied,à défaut de pouvoir se la tirer ailleurs. Alors oui,il faudrait que je me prenne en main pour sortir de ce rôle de victime. Il faudrait que j’arrête d’être complaisant avec moi-même. Il faudrait que j’ose penser que je peux changer. Et il faudrait que je le fasse. Vraiment. Sans tricher.

Voilà.

 

8-)








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