Dominique Strauss Kahn niche son concombre partout…..

1 06 2011

Désolé pour ce jeu de mots encore plus pourri que le précédent…..

Un nouveau poireau, une nouvelle page. Tout au moins un essai d’écriture qui se met en route. Cela dit, deux jours de suite de poireaux, ce n’est vraiment pas évident car je ne sais absolument pas de quoi te parler aujourd’hui. Je n’ai rien entendu de bien fracassant à la radio. Borloo qui va peut-être se présenter à la présidentielle ? Bof ce n’est pas vraiment une nouvelle d’importance. Quoi que….comme dirait Dominique Strauss Kahn, on ne sait jamais. En effet si Borloo se présente, c’est peut-être la porte ouverte à brise Marine pour le second tour, car il peut réunir quelques suffrages sur son nom, celui-ci. Non ce n’est pas intéressant, en plus ce n’est même pas sûr. Qu’est-ce que j’ai entendu d’autre ? Une camionnette de flics qui a écrasé des gamins, la routine quoi. La pluie qui est enfin arrivée ? Cela ne sera pas suffisant pour combler le déficit énorme depuis le début de l’année. Tiens, je vais te dire, ma lectrice, il y a une saison que j’adore. Cette saison, c’est le printemps. J’aime cette saison surtout pour ses couleurs. Je trouve que les couleurs du printemps sont les plus belles de l’année. Beaucoup plus belles que les couleurs de l’été en tout cas. Je dois dire que les couleurs de l’automne sont aussi très belles. Mais l’automne est une saison de repli, une saison qui me donne une conscience aigüe du temps qui passe, une saison empreinte de nostalgie, presque de tristesse. Alors que le printemps est la saison de la vie. La saison où tout repart. Le printemps est une saison de la renaissance, elle me redonne de l’espoir. Dans ma région, comme dans beaucoup d’autres d’ailleurs, les couleurs du printemps constituent un tableau qui m’enchante les yeux. Quand je suis dans ma voiture, tous mes sens se régalent à cette saison. L’hiver, je passe à travers de grandes forêts de sapins, qui donnent une touche verte au paysage, même quand tous les arbres ont perdu leurs feuilles. A côté des ces sapins, existent toujours des parcelles d’arbres normaux, ce qui fait que de loin tu vois un grand puzzle constitué de pièces d’un vert sombre profond, qui tend presque vers le noir quand les nuages assombrissent le ciel et de pièces marrons constituées de grands arbres aux branches décharnées. On croirait les couleurs d’un tableau de Van Gogh pendant sa période nordiste. Au printemps, par contre, les sapins ont une montée de sève qui fait que le bout de leur branche va se colorer d’un vert beaucoup plus tendre. Les forêts noires s’éclaircissent alors en quelques jours. Et les grands arbres fantomatiques de l’hiver, se parent de milliers de petits bourgeons qui vont donner de petites feuilles qui habilleront ces grands escogriffes pour toute une saison. Et le tableau qui s’offre à moi, est alors d’un vert clair dominant mais pas du tout uniforme, d’un vert qui a la couleur de l’optimisme, qui la couleur de l’espoir, qui a la couleur de la vie. Et ce vert est une palette de nuances infinies. Entre le vert dominant des sapins se nichent les verts particuliers de chaque espèce qui persiste dans nos rustiques  forêts. Et tout cela est magnifique. Et à côté de ce vert qui enrobe tout, il y a toutes les autres couleurs des plantes qui s’éveillent à grand coup de fleurs. Une des couleurs que je préfère est le jaune des champs de colza. Le colza ne sent pas bon, mais il donne des champs magnifiques. Quand la route trace son chemin entre les parcelles de colza, tu as l’impression de circuler entre deux murs peints par je ne sais quel dieu fou dans un jaune vif qui te saute dans les pupilles. J’adore ces moments là. Quand les lilas se dorent le violet ou le blanc  au soleil. J’aime ces matins où la lumière est tellement pure que tout est d’une netteté absolue. En général, ces jours sont assez rares, ils suivent souvent un jour de pluie. La pluie a alors lavé le ciel, fait tomber toutes les impuretés en suspensions dans l’air, toutes les brumes superflues. Ces matins et je dirais même plus ces jours là, les verts sont plus verts, les jaunes plus jaunes, le ciel plus bleu. Les couleurs sont plus violentes, plus vives que les jours normaux. Ce qui semblait loin hier parait en ces matins presque à portée de main. Ce qui semblait flou est devenu comme par enchantement nette. Comme si tes yeux avaient pour une fois chaussé les bonnes lunettes. Je ne sais pas si tu vois, ma lectrice, de quoi je veux parler…. J’aime les couleurs  des roses dans mon jardin. Rose, rouge, jaune, orangées. J’aime les couleurs beaucoup plus pastelles, plus douces, des champs  de céréales. Au printemps j’aime prendre ma voiture et avoir la possibilité d’admirer tout cela. C’est un spectacle qui ne coute pas cher et qui ne me déçoit jamais. C’est un spectacle sans cesse renouvelé. En fait, cette période de l’année qui me plait tant ne dure pas si longtemps que cela. En général, elle commence vers fin mars, début avril et se termine vers fin mai. Cela dépend des années. Mais en général, dès que le moi de juin arrive, les couleurs ont déjà changé. Les blés ont muris et jaunis. Les prés ont été coupés et ne présentent plus ce vert printanier d’avril. Les bêtes, les vaches, les moutons se sont rassasiés des pâturages et ceux-ci ne peuvent plus suivre la cadence. Les couleurs chaudes de l’été envahissent tout . Le vert se transforme insidieusement en  jaune, les couleurs deviennent moins vives, les fleurs se fanent. Les bourgeons deviennent fruits, la chaleur devient plus pesante et lourde, parfois insupportable. Et on se rend compte d’un coup que le printemps est terminé, bientôt les jours vont raccourcir et la plongée vers l’hiver va déjà commencer. Cette année le printemps n’aura duré que quelques semaines. Trois ? Peut-être quatre, à peine plus en tout cas. Les plantes ont poussé, les couleurs que j’aime tant sont apparues et presque aussitôt, le manque d’eau a fait apparaitre les couleurs jaunies de l’été. Tout est passé vitesse grand V. C’est comme si le temps s’était brusquement accéléré. Nous sommes fin mai et déjà, tout ressemble à ce qu’on voit d’habitude mi-août, ou quasiment. Des prés entiers ne sont déjà plus que d’immenses parcelles de terre battue ou résistent quelques brins d’herbes  jaunes ou marrons. Les bêtes s’abritent sous les arbres qui commencent à tirer, eux aussi, la langue pour se protéger du soleil de plomb. On a un peu l’impression devant ces étendues brulées et sèches  de voir des paysages d’habitudes réservés aux grands causses, des paysages à moitié désertiques. Et moi je trouve cela impressionnant. Et cela me fait presque peur. Oui peur, car si cela n’est que ponctuel tout rentrera vite dans l’ordre. Mais si cela venait à se répéter, le déficit en eau se cumulerait d’années en années et cela poserait vite un problème crucial. On peut quand même se poser la question. On peut aussi se poser des questions concernant l’agriculture. Quand voit l’état des champs de maïs, on peut se demander s’il est bien rationnel de faire pousser cette plante chez nous ? Quand on voit les agriculteurs essayer de sauver une partie de leurs récoltes en arrosant des champs pendant la pleine chaleur d’après-midi brulants on se demande si on ne marche pas un peu sur la tête ? Moi je n’en sais rien, je ne suis pas un spécialiste, je me pose juste des questions. Et je pleure seulement les couleurs du printemps qui sont passées beaucoup trop vite cette année. Et je vais arrêter là ma lectrice, car en fait, l’actualité, quand j’y pense bien, je m’en taperais presque un peu……

Voilà.


8-)


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Une réponse

31 07 2011
Santos

Bonjour. Bien ton article, comme toujours.
Les couleurs du printemps, les agriculteurs et l’eau;
Au début d’après le titre je pensais que tu allais nous parler de cet homme qui croit être le roi du monde. Il n’y a aucun roi du monde.
Le monde m’appartient à moi aussi, et à tous les autres qui l’habitons, ce qu’ils en font n’est pas ce qui peut arranger et rendre heureux les individus où qu’ils habitent.
Je ne l’apprécie guère, et je crois qu’il fait beaucoup de mal au gens qui soutiennent “la gauche”, dont je suis, sans appartenir à personne.
Juste que tous ces messieurs en col blanc (en général je n’ai rien contre les cols blancs), j’en connais des extra, mais en cette période de “pourriture” ce n’est pas joli joli, ni très fréquentable.
Je me retiens parfois pour ne pas les traiter ouvertement de ce qu’ils sont.
Pourtant je n’ai peur de rien, ni de personne.
Juste un “peu d’âge”.
Amicalement
Tina

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